{"id":1287,"date":"2023-06-10T11:04:27","date_gmt":"2023-06-10T09:04:27","guid":{"rendered":"https:\/\/www.que-dire.com\/?p=1287"},"modified":"2023-09-05T19:50:20","modified_gmt":"2023-09-05T17:50:20","slug":"quelques-lignes-generales-de-la-conception-de-parti-depuis-marx","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.que-dire.com\/index.php\/2023\/06\/10\/quelques-lignes-generales-de-la-conception-de-parti-depuis-marx\/","title":{"rendered":"Quelques lignes g\u00e9n\u00e9rales de la conception de parti depuis\u00a0Marx &#8211; 1992"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"framed\">Une intervention faite en 1992 dans une r\u00e9union de cellule du Parti: l&rsquo;USFP-CAN<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong><em>Dans la th\u00e9orie marxienne<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La constitution du prol\u00e9tariat comme classe r\u00e9volutionnaire ne peut, selon Marx, que passer par la formation d&rsquo;un parti politique : <em>\u00ab&nbsp;<strong> Dans la lutte contre le pouvoir collectif des classes poss\u00e9dantes, le prol\u00e9tariat ne peut agir comme classe qu&rsquo;en se constituant lui-m\u00eame en parti politique distinct oppos\u00e9e&nbsp; \u00e0 tous les anciens partis form\u00e9s par les classes poss\u00e9dantes.<\/strong>&nbsp;<strong>\u00bb<strong>[1]<\/strong> <\/strong><\/em>Et Marx ajoutera qu&rsquo;il est indispensable au triomphe du prol\u00e9tariat pour assurer la r\u00e9volution sociale et l&rsquo;abolition des classes.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, la classe ouvri\u00e8re qui, \u00e0 l&rsquo;origine est une classe \u00e9conomique (du point de vue sociologique d\u00e9finie dans le Capital) doit devenir politique avec toutes ses capacit\u00e9s d&rsquo;action. D\u00e9pouill\u00e9e \u00e9conomiquement, la classe ouvri\u00e8re se d\u00e9veloppe en tant que classe consciente, arm\u00e9e d&rsquo;un projet r\u00e9volutionnaire et constitu\u00e9e en parti&nbsp;:<em>\u00ab&nbsp;<strong> Le prol\u00e9tariat est r\u00e9volutionnaire ou il n&rsquo;est pas<\/strong>&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Cette conception du r\u00f4le du prol\u00e9tariat va \u00e0 l&rsquo;encontre des th\u00e9ories utopistes, \u00e9conomistes et anarchistes.<\/p>\n\n\n\n<p>Les premiers constatent la souffrance du prol\u00e9tariat et leur conf\u00e8rent un r\u00f4le passif.<\/p>\n\n\n\n<p>Les seconds (PROUDHON) veulent maintenir les ouvriers dans la soci\u00e9t\u00e9 telle qu&rsquo;elle est form\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<strong><em> Ils ne voient dans la mis\u00e8re&nbsp; que la mis\u00e8re, sans y voir le c\u00f4t\u00e9 r\u00e9volutionnaire qui renversera la soci\u00e9t\u00e9 ancienne<\/em><\/strong>.&nbsp;\u00bb[2]<\/p>\n\n\n\n<p>Les troisi\u00e8mes pour lesquels la classe ouvri\u00e8re ne doit pas entreprendre d&rsquo;action politique parcequ&rsquo;en menant la lutte contre l&rsquo;\u00e9tat, la classe ouvri\u00e8re reconna\u00eet, selon eux, l&rsquo;Etat. Or, pour les anarchistes, la reconnaissance de l&rsquo;Etat est contraire \u00e0 leur point de vue&nbsp;: il faut l&rsquo;ignorer.[3]<\/p>\n\n\n\n<p>Mais, c&rsquo;est essentiellement contre Proudhon et les \u00e9conomistes que Marx va s&rsquo;attaquer. Dans le \u00ab&nbsp;<strong>Manifeste<\/strong>&nbsp;\u00bb, Marx d\u00e9veloppe sa dialectique du passage pour le prol\u00e9tariat d&rsquo;une classe \u00e9conomique \u00e0 une classe politique donc r\u00e9volutionnaire&nbsp;: les conditions \u00e9conomiques ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 l&rsquo;origine de la naissance des travailleurs. La domination du Capital a donn\u00e9 \u00e0 ces travailleurs une situation commune et donc des int\u00e9r\u00eats commun. Vis \u00e0 vis du Capital, les travailleurs constituent une classe. Mais, celle-ci doit le devenir pour elle-m\u00eame &nbsp;&nbsp;et non plus pour le Capital. Le travailleur ne se d\u00e9fend pas seul, c&rsquo;est la classe ouvri\u00e8re qui d\u00e9fend, en tant que telle, ses int\u00e9r\u00eats de classe mais la lutte qu&rsquo;elle m\u00e8ne contre la bourgeoisie est une lutte politique.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour Marx, toute r\u00e9volution politique a une \u00e2me sociale et on ne peut parler de socialisme sans acte politique&nbsp;: la lutte politique n&rsquo;est rien si elle n&rsquo;est pas politique et donc r\u00e9volutionnaire. C&rsquo;est l\u00e0 une critique radicale des \u00e9conomistes qui conf\u00e8rent \u00e0 la classe ouvri\u00e8re un r\u00f4le \u00e9conomique \u00e9troit.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong><em>Le parti&nbsp;: n\u00e9cessit\u00e9 cr\u00e9\u00e9e au moment o\u00f9 la lutte ouvri\u00e8re devient politique<\/em>&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <\/strong>Lorsque les ouvriers tentent, au moyen de gr\u00e8ves dans une seule usine ou dans une seul branche d&rsquo;industrie d&rsquo;obtenir du patronat une r\u00e9duction de travail, c&rsquo;est une lutte \u00e9conomique qu&rsquo;ils entreprennent par la voie du syndicat.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsqu&rsquo;ils arrachent par la force et partout cette r\u00e9duction de travail, c&rsquo;est une lutte politique&nbsp; et celle-ci ne peut se faire qu&rsquo;au moyen d&rsquo;une organisation au pr\u00e9alable.<\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9passement de la lutte \u00e9conomique en lutte politique se traduit par la constitution d&rsquo;un parti du prol\u00e9tariat qui d\u00e9veloppe le mouvement politique en vue de r\u00e9aliser les int\u00e9r\u00eats du prol\u00e9tariat sous une forme g\u00e9n\u00e9rale. Il y a une relation dialectique entre ces mouvements sociaux et l&rsquo;organisation&nbsp;: ces mouvements (gr\u00e8ves) supposent une certaine organisation mais d\u00e9veloppent aussi celle-ci. Cette organisation, le parti du prol\u00e9tariat doit \u00eatre distinct et&nbsp; ind\u00e9pendant des autres partis form\u00e9s par les classes poss\u00e9dantes.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce d\u00e9passement de la lutte \u00e9conomique en lutte politique remet en cause la s\u00e9paration syndicats\/partis o\u00f9 le prol\u00e9tariat \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme une classe dont la lutte ne pouvait s&rsquo;inscrire que dans le champ syndical, sans lien avec l&rsquo;action du parti.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong><em>Constitution du parti<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Deux th\u00e8ses en pr\u00e9sence&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>a- Le parti est une organisation construite pr\u00e9alablement au mouvement de masse (luttes..), celui-ci n&rsquo;\u00e9tant qu&rsquo;un moyen pour le d\u00e9velopper.<\/p>\n\n\n\n<p>b- Le parti est l&rsquo;organisation produite par le mouvement&nbsp; de masse.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces deux th\u00e8ses vont \u00eatre \u00e0 l&rsquo;origine des conceptions diff\u00e9rentes et divergentes du Parti, chacun se r\u00e9clamant du marxisme. En fait Marx comme Engels n&rsquo;opteront jamais pour l&rsquo;une ou l&rsquo;autre th\u00e8se. Si th\u00e9oriquement ils d\u00e9fendent la seconde th\u00e8se au nom de la spontan\u00e9it\u00e9 des masses, ils seront affront\u00e9s, dans la r\u00e9alit\u00e9 dans la pratique \u00e0 la seconde th\u00e8se.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>L&rsquo;approche de Marx<\/li>\n\n\n\n<li>L&rsquo;a conception&rsquo;approche socio-d\u00e9mocrate ( exp\u00e9rience allemande)<\/li>\n\n\n\n<li>L&rsquo;approche de L\u00e9nine<\/li>\n\n\n\n<li>L&rsquo;approche ultra gauche et anarchiste.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><strong><u>&nbsp;<\/u><\/strong><u>L&rsquo;approche de Marx<\/u><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pour Marx, certes, une organisation r\u00e9volutionnaire de masse ne&nbsp; peut se faire en dehors des p\u00e9riodes de conflits&nbsp;; c&rsquo;est le mouvement de masse qui devrait cr\u00e9er le parti <strong><em>\u00ab&nbsp; Le parti n&rsquo;est donc pas une organisation cr\u00e9\u00e9e artificiellement et arbitrairement. Il na\u00eet spontan\u00e9ment du sol de la soci\u00e9t\u00e9 moderne&nbsp;\u00bb.<\/em><\/strong> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cependant, dans des p\u00e9riodes non conflictuelles, les communistes intellectuelles se doivent de d\u00e9terminer ce que sera le parti&nbsp;: ils sont le parti sur le plan th\u00e9orique &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;et \u00ab&nbsp; <strong><em>ces conceptions th\u00e9oriques des communistes ne reposent nullement sur des id\u00e9es, des principes invent\u00e9s ou d\u00e9couverts par tel ou tel r\u00e9formateur du monde. Elles ne sont que l&rsquo;expression g\u00e9n\u00e9rale des conditions r\u00e9elles d&rsquo;une lutte de classe existante, d&rsquo;un mouvement historique qui se d\u00e9roule sous<\/em><\/strong> <strong><em>nos yeux&nbsp;\u00bb<strong>[4]<\/strong><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <\/em><\/strong>Le processus r\u00e9volutionnaire qui est l&rsquo;oeuvre du prol\u00e9tariat est la r\u00e9alisation pratique de la th\u00e9orie communiste. Et, pour Marx, il n&rsquo;y a pas entre la th\u00e9orie et la pratique, comme chez les r\u00e9formistes (BERNSTEIN) pour qui la classe ouvri\u00e8re est une mati\u00e8re brute, un chaos qui, pour prendre forme, a besoin du souffle de leur esprit saint&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&rsquo;organisation r\u00e9volutionnaire doit \u00eatre le produit du mouvement spontan\u00e9 du prol\u00e9tariat lors des crises du capitalisme&nbsp;; mais cette organisation ne doit pas s\u00e9parer le r\u00f4le politique des t\u00e2ches sociales.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il y a m\u00eame chez Marx une pr\u00e9\u00e9minence du mouvement r\u00e9el, pratique sur toute organisation pr\u00e9alable. Dans une situation conflictuelle, si cette organisation s&rsquo;av\u00e8re d\u00e9pass\u00e9e par les \u00e9v\u00e9nements, elle devrait se mettre en cause, sinon, elle devient une v\u00e9ritable entrave et doit se dissoudre. M\u00eame si, chez Marx, le parti doit \u00eatre pens\u00e9 , con\u00e7u pr\u00e9alablement par les communistes c&rsquo;est le prol\u00e9tariat qui a un r\u00f4le moteur dans le Mouvement r\u00e9volutionnaire et \u00e0 une place essentielle&nbsp; dans le parti prol\u00e9tarien&nbsp;: il ne doit attendre de personne sa lib\u00e9ration du joug capitaliste&nbsp;: \u00ab&nbsp; <em><strong>l&rsquo;\u00e9mancipation de la classe ouvri\u00e8re est l&rsquo;oeuvre de la classe ouvri\u00e8re elle-m\u00eame&nbsp;\u00bb<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <\/em><\/strong>La pratique politique de Marx et Engels au sein de l&rsquo;Association Internationale des Travailleurs (AIT) et de la social d\u00e9mocratie allemande rencontrera des difficult\u00e9s r\u00e9elles. Cette th\u00e9orie sur le Parti a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;objet non seulement de controverses importantes mais encore d&rsquo;interpr\u00e9tations diff\u00e9rents par la suite (Rosa\/L\u00e9nine).<\/p>\n\n\n\n<p><u>L&rsquo;approche socio-d\u00e9mocrate allemande&nbsp;<\/u><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La social-d\u00e9mocratie ne retiendra de cette conception marxienne que le c\u00f4t\u00e9 \u00e9litiste ne prenant pas en consid\u00e9ration le r\u00f4le des masses. Elle part de la s\u00e9paration politique et phase \u00e9conomique&nbsp;: seul le parti politique d\u00e9tient la conscience socialiste et c&rsquo;est lui qui a pour r\u00f4le d&rsquo;introduire la conscience socialiste dans un prol\u00e9tariat qui ne pouvait \u00eatre que corporatiste. Les capacit\u00e9s r\u00e9volutionnaires du prol\u00e9tariat sont ni\u00e9es; le Parti est con\u00e7u comme une organisation de masse, construite ind\u00e9pendamment de toute action de la classe ouvri\u00e8re, laquelle \u00e9tait comme un moyen de d\u00e9velopper ce type d&rsquo;organisation. Le but final du Parti&nbsp;: la conqu\u00eate du pouvoir politique par la voie du suffrage universel.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&rsquo;Association G\u00e9n\u00e9rale des Ouvriers Allemands (AGOA), qui \u00e9tait une organisation de masse \u00e9largie stigmatisait diff\u00e9rents courants id\u00e9ologiques en particulier le courant r\u00e9formiste et le courant marxiste. Le premier, attach\u00e9 aux principes socio-d\u00e9mocrates, consid\u00e9rait que l&rsquo;immaturit\u00e9 de la classe ouvri\u00e8re allemande n\u00e9cessitait une direction politique au dessus d&rsquo;elle et que, par des r\u00e9formes, on pouvait acc\u00e9der au pouvoir politique. D&rsquo;o\u00f9 des concessions de plus en plus grandes au pouvoir de Bismarck qui vont aller jusqu&rsquo;\u00e0 la collaboration avec ce dernier et \u00ab&nbsp;chasser&nbsp;\u00bb les \u00e9l\u00e9ments marxistes.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le deuxi\u00e8me courant, attach\u00e9 \u00e0 la conception marxienne, restera au sein de l&rsquo;AGOA collaborera avec le pouvoir prussien. &nbsp;&nbsp;Les marxistes fondent ( ao\u00fbt 1869) d\u00e8s lors, le parti ouvrier social-d\u00e9mocrate&nbsp;: le Parti d&rsquo;Eisenach. Mais ce parti qui ne mettra pas sur pied des structures d&rsquo;organisations solides conna\u00eetra aussi des divergences importantes puisque ses dirigeants (Bebel en particulier&nbsp;; Marx et Engels \u00e9tant en exil) tomberont aussi dans le r\u00e9formisme et pousseront vers la r\u00e9unification avec l&rsquo;AGOA, \u00e0 l&rsquo;insu de Marx et Engels. Ces derniers reconna\u00eetront officiellement ce parti tout en \u00e9mettant des opinions d\u00e9favorables dans leur correspondance priv\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><u>L&rsquo;approche de L\u00e9nine<\/u><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab<strong>&nbsp; Seul un parti guid\u00e9 par une th\u00e9orie d&rsquo;avant-garde est capable de remplir le r\u00f4le de combattant d&rsquo;avant-garde&nbsp;<\/strong>\u00bb<\/em><strong><em><strong>[5]<\/strong>.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La question de l\u2019organisation chez L\u00e9nine est intimement li\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9volution et au d\u00e9veloppement de la lutte des classes&nbsp;: 1902- 1907- 1918-&nbsp;: 3 dates o\u00f9 l\u2019on peut voir que L\u00e9nine reformule sa conception du Parti.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1902&nbsp;: La lutte entre marxistes et \u00e9conomistes est de plus en plus dure. Pour L\u00e9nine, il est d\u2019une importance vitale de d\u00e9noncer la th\u00e9orie \u00e9conomiste. Pour cela, il faudra r\u00e9fl\u00e9chir sur le type d\u2019organisation \u00e0 mettre sur pied dans la conjoncture de la Russie en ce tout d\u00e9but du si\u00e8cle.&nbsp; Le journal l\u2019ISKRA entreprend d\u2019engager cette lutte et L\u00e9nine \u00e9crit le \u00ab&nbsp;Que faire&nbsp;\u00bb dont les lignes directrices seront pr\u00e9sentes comme projets d\u2019organisation au IXe congr\u00e8s du POSDR. L\u00e9nine met l\u2019accent sur la n\u00e9cessit\u00e9 de l\u2019organisation des r\u00e9volutionnaires professionnels en parti d\u2019avant-garde. L\u2019organisation du Parti est d\u2019un type diff\u00e9rent de l\u2019organisation des ouvriers pour la lutte \u00e9conomique. Ce qui ne veut pas dire qu\u2019il faille s\u00e9parer ces deux formes de lutte comme l\u2019affirment les \u00e9conomistes.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong><em>Les critiques de la conception l\u00e9niniste du parti&nbsp;<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Critique de droite&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&#8211;   Les Menchevicks&nbsp;: parti nationaliste, d\u2019intellectuels \u2018socialistes\u2019 qui revendiquent la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019un parti de masse, alli\u00e9 \u00e0 la bourgeoisie (Plekhanov qui, d\u2019ex\u00e9g\u00e8te du marxisme devient un opportuniste au point de consid\u00e9rer, pour ne pas heurter la bourgeoisie,&nbsp; que les gr\u00e8ves ouvri\u00e8res sont criminelles.) Ce lien organique avec la bourgeoisie est li\u00e9 \u00e0 la nature m\u00eame de ce parti d\u2019intellectuels&nbsp;: Or, l\u2019Enseignement \u00e9tant en grande majorit\u00e9 aux mains des classes poss\u00e9dantes, un Parti, loin des travailleurs et qui ne regroupent que des intellectuels ne pouvait que d\u00e9fendre ces classes.<\/p>\n\n\n\n<p>-Les socialistes r\u00e9volutionnaires&nbsp;: Parti de masse constitu\u00e9 en 1902 ouvert \u00e0 tous les courants et qui stigmatise l\u2019opportunisme politique. Parti au d\u00e9part des paysans et des organisations de combat (terrorisme, aventurisme). Il se range, apr\u00e8s la r\u00e9volution de f\u00e9vrier 1918 aux c\u00f4t\u00e9s des Mencheviks de droite &nbsp;repr\u00e9sent\u00e9s essentiellement par Alexandre Kerenski&nbsp;; il s\u2019\u00e9largit gr\u00e2ce \u00e0 diff\u00e9rentes couches sociales et \u00e0 des personnes sans opinions pour la plupart contre-r\u00e9volutionnaires&nbsp;: grande bourgeoisie, propri\u00e9taires fonciers,&nbsp; g\u00e9n\u00e9raux.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Critique ultra-gauche en Russie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Repr\u00e9sent\u00e9e en Russie par les Mencheviks internationalistes de gauche ( \u00e0 leur t\u00eate Trotski qui rejoindra en ao\u00fbt 1917 le Parti Bolchevik apr\u00e8s l\u2019arrestation de L\u00e9nine et de ses camarades en juillet 1917. Ce rapprochement lui co\u00fbtera la prison&nbsp;: il sera accus\u00e9 d\u2019espion allemand.<\/p>\n\n\n\n<p>La critique de Trotski, avant cette date, porte essentiellement sur la notion de centralisme au sein du Parti. Pour lui, la conception de L\u00e9nine dans le \u00ab&nbsp;Que faire&nbsp;?&nbsp;\u00bb et dans \u00ab&nbsp;un pas en avant, deux pas en arri\u00e8re&nbsp;\u00bb se base sur un centralisme si fort qu\u2019il ne pourra qu\u2019aboutir \u00e0 une bureaucratie dictatoriale. Les Bolchevicks, selon lui, ne comprennent pas la n\u00e9cessit\u00e9 de l\u2019auto-activit\u00e9 r\u00e9volutionnaire des masses. La conception de Parti, chez L\u00e9nine, par le r\u00f4le octroy\u00e9 aux r\u00e9volutionnaires professionnels (qui sont pour la majorit\u00e9 des intellectuels) con\u00e7oit le rapport intellectuels-prol\u00e9taires comme un rapport de ma\u00eetres et \u00e9l\u00e8ves.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon Trotski, \u00ab&nbsp; le groupe des \u2018r\u00e9volutionnaires professionnels\u2019 marchaient non pas \u00e0 la t\u00eate du prol\u00e9tariat conscient, il agissait (dans la mesure o\u00f9 il agissait) \u00e0 la place du prol\u00e9tariat.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>La critique de la notion l\u00e9niniste du Parti par Troski ne sera que th\u00e9orique puis qu\u2019au moment de la lutte d\u00e9cisive (Juin 1917) il se rapprochera de L\u00e9nine et, apr\u00e8s la r\u00e9volution, il d\u00e9fendra la n\u00e9cessit\u00e9 du groupe d\u2019avant-garde.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Critique \u00ab&nbsp;ultra-gauche&nbsp;\u00bb en Allemagne&nbsp;: Rosa Luxembourg<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Se rapproche de celle de Trotski.<\/p>\n\n\n\n<p>Rosa Luxembourg part de la th\u00e9orie de Marx selon laquelle l\u2019organisation est le produit du \u00ab&nbsp;Mouvement propre de la classe ouvri\u00e8re&nbsp;\u00bb Il faut compter sur l\u2019action directe et autonome des masses.<\/p>\n\n\n\n<p>D&rsquo;o\u00f9, critique du centralisme d\u00e9mocratique&nbsp;; \u00e0&nbsp; la place il faudrait un auto-centralisme n\u00e9e comme une expression organis\u00e9e de la spontan\u00e9it\u00e9 ouvri\u00e8re. Critique de la notion de discipline qui n\u2019est, selon elle, que la reproduction de la discipline propre au capitalisme.<\/p>\n\n\n\n<p>Le prol\u00e9tariat doit prendre en charge, lui-m\u00eame, le Mouvement de lutte r\u00e9volutionnaire&nbsp;; pour cela, il doit se prendre en charge lui-m\u00eame et avoir une conscience de classe. Immanence de la conscience de classe \u2013n\u00e9cessit\u00e9 de la d\u00e9mocratie et de la conscience de cette d\u00e9mocratie au sein du Part- \u00e9ducation d\u00e9mocratique sont les th\u00e8mes cl\u00e9s de sa conception du Parti.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp; <em>C\u2019est pourquoi l\u2019intelligence propre de la masse quant \u00e0 ses t\u00e2ches et moyens est pour l\u2019action socialiste une condition historique indispensable tout comme l\u2019inconscience de la masse fut autrefois la condition des actions des classes dominantes<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Or, la structure l\u00e9niniste du Parti (une direction tr\u00e8s r\u00e9duite de r\u00e9volutionnaires professionnels-un certain centralisme d\u00e9cid\u00e9 comme n\u00e9cessaire par un Comit\u00e9 Central\u2026) ne peut \u00ab&nbsp;qu\u2019asservir le mouvement ouvrier \u00e0 une \u00e9lite intellectuelle assoiff\u00e9e de pouvoir&nbsp;\u00bb. Plus arm\u00e9e id\u00e9ologiquement que le prol\u00e9tariat, cette \u00e9lite n\u2019imposera qu\u2019une dictature bureaucratique. Aussi, faut-il que le prol\u00e9tariat soit arm\u00e9 id\u00e9ologiquement pour rompre d\u00e9finitivement avec les anciennes id\u00e9es&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp; pour que la classe bourgeoise puisse exercer sa domination, point n\u2019est besoin d\u2019enseigner et d\u2019\u00e9duquer politiquement l\u2019ensemble de la masse populaire (\u2026), pour la dictature prol\u00e9tarienne, c\u2019est l\u2019\u00e9l\u00e9ment vital, le souffle sans lequel elle ne saurait exister.<\/em>&nbsp;\u00bb La prise de conscience des masses et de l\u2019\u00e9ducation d\u00e9mocratique sont des t\u00e2ches urgentes au sein du Parti, apr\u00e8s la r\u00e9volution et avant de penser \u00e0 sa consolidation \u00e0 tout prix.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp; <em>La d\u00e9mocratie ne commence pas en Terre promise lorsque l\u2019infrastructure de l\u2019\u00e9conomie socialiste est cr\u00e9\u00e9e, ce n\u2019est pas un cadeau de Noel tout pr\u00eat (\u2026), la d\u00e9mocratie socialiste<\/em> <em>commence avec la destruction de l\u2019h\u00e9g\u00e9monie de classe et la construction du socialisme<\/em>&nbsp;\u00bb[6].<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, en faisant ses critiques \u00e0 la conception l\u00e9niniste du Parti, Rosa Luxembourg ne donne pas d\u2019alternative organisationnelle. A cette structure de Parti qui, selon elle, favorise la bureaucratie, r\u00e9duit la d\u00e9mocratie et ne laisse pas place \u00e0 la spontan\u00e9it\u00e9 des masses, que propose-t-elle&nbsp;? En fait elle se confrontera au m\u00eame probl\u00e8me que Trotski que l\u2019on retrouve dans la th\u00e9orie de Marx&nbsp;: la difficult\u00e9 de la r\u00e9alisation d\u2019une th\u00e9orie bas\u00e9e sur le mouvement spontan\u00e9 des masses. [7] En fait, les uns comme pour les autres, m\u00eame en valorisant la spontan\u00e9it\u00e9 des masses, d\u00e9fendent la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une organisation pr\u00e9alable (une \u00e9lite communiste). La th\u00e8se de l\u2019organisation des conseils ouvriers et paysans a montr\u00e9 que le Parti, la direction politique dans une lutte \u00e9tait indispensable\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>En fait, la critique \u00ab&nbsp;ultra-gauche&nbsp;\u00bb pouvait-elle d\u00e9finir ce que devrait \u00eatre une organisation r\u00e9volutionnaire et ses rapports au prol\u00e9tariat car ils \u00e9taient toujours confront\u00e9s \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 de conscience en de\u00e7\u00e0 de leurs projets th\u00e9oriques. Il n\u2019en demeure pas moins que les probl\u00e8mes pos\u00e9s (centralisme, d\u00e9mocratie\u2026) qui n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 immuables pour L\u00e9nine[8], restent une pr\u00e9occupation importante pour toute organisation r\u00e9volutionnaire.<\/p>\n\n\n\n<p>La dimension id\u00e9ologique du Parti \u00e9tait une pr\u00e9occupation importante pour L\u00e9nine surtout en 1918. Mais, la question est de savoir s\u2019il faut attendre que les masses populaires, ali\u00e9n\u00e9s pendant des si\u00e8cles par les classes poss\u00e9dantes, soient arm\u00e9es id\u00e9ologiquement pour mener une lutte contre les classes dominantes&nbsp;? Quelle part donn\u00e9e \u00e0 la spontan\u00e9it\u00e9 par rapport \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019encadrer une lutte&nbsp;? L\u00e9nine en tant que responsable politique et militant n\u2019occultait pas cette dimension id\u00e9ologique et d\u00e9mocratique du Parti, mais il devait s\u2019attaquer au probl\u00e8me de discipline, du centralisme face \u00e0 l\u2019opportunisme et \u00e0 la r\u00e9action et la contre r\u00e9volution.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces questions (d\u00e9mocratie, centralisme, \u00e9ducation id\u00e9ologique\u2026) restent toujours pos\u00e9es et nous permettent de saisir, en partie, la crise structurelle des partis communistes quelle que soit la solidarit\u00e9 manifest\u00e9e pour le camp socialiste.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Parti de L\u00e9nine, n\u00e9cessit\u00e9 par une conjoncture politique pr\u00e9cise, dans des conditions socio-\u00e9conomiques pr\u00e9cises a \u00e9t\u00e9 le seul capable de d\u00e9noncer les conceptions bourgeoises et \u00e0 mener la lutte pour donner le pouvoir aux soviets.<\/p>\n\n\n\n<p>A-t-il \u00e9t\u00e9 possible de ne pas tomber dans le \u00ab\u00a0bureaucratisme\u00a0\u00bb comme le disait Rosa Luxembourg&nbsp;? Certes, non. Mais ces pratiques trouvent-elles leur origine dans la conception l\u00e9niniste du Parti ou dans le comportement des personnes qui font le Parti&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\" style=\"font-size:14px\">Hayat Berrada Bousta,<br> 1992<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p style=\"font-size:14px\"><em><strong>[1] &#8211; Cette r\u00e9solution devient \u00e0 La Haye l\u2019ajout aux statuts d\u2019un article (7a&nbsp;) par d\u00e9cision du congr\u00e8s de la Haye de la premi\u00e8re internationale-2-7 septembre 1872<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:14px\"><strong><em>[2]- Marx, <\/em><\/strong> <em style=\"font-weight: bold;\">\u00ab&nbsp; Mis\u00e8re de la philosophie- R\u00e9ponse \u00e0 <\/em> &lsquo;<strong><em>la philosophie de la mis\u00e8re<\/em><\/strong>&lsquo;<strong><em> de M.Proudhon<strong><em>\u00bb<\/em><\/strong>.- Juin 1847<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:14px\">[3]- <strong><em>\u00abSe r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 \u00ab&nbsp;De l&rsquo;indiff\u00e9rentisme en mati\u00e8re politique&nbsp;\u00bb-1873<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:14px\"><strong><em>[4]- Manifeste du Parti Communiste &#8211; 1948<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:14px\"><strong><em>[5]-  Voir les 2 articles du journal \u00ab\u00a0Al MASSAR\u00a0\u00bb n\u00b0 14 et 15 sur l&rsquo;histoire du parti L\u00e9niniste- Abdelghani Bousta.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:14px\"><em><strong>[6] &#8211; \u00ab&nbsp;La R\u00e9volution Russe&nbsp;\u00bb- Ecrits politique 1917\/1918<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:14px\"><strong><em>[7] &#8211; Se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 la pratique politique de Marx et d&rsquo;Engels.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:14px\"><strong><em>[8] &#8211; L\u00e9nine \u00ab&nbsp; L\u2019Etat et la R\u00e9volution&nbsp;\u00bb- 1918. <\/em><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une intervention faite en 1992 dans une r\u00e9union de cellule du Parti: l&rsquo;USFP-CAN Dans la th\u00e9orie marxienne La constitution du prol\u00e9tariat comme classe r\u00e9volutionnaire ne peut, selon Marx, que passer par la formation d&rsquo;un parti politique : \u00ab&nbsp; Dans la lutte contre le pouvoir collectif des classes poss\u00e9dantes, le prol\u00e9tariat ne peut agir comme classe &#8230; <a title=\"Quelques lignes g\u00e9n\u00e9rales de la conception de parti depuis\u00a0Marx &#8211; 1992\" class=\"read-more\" href=\"https:\/\/www.que-dire.com\/index.php\/2023\/06\/10\/quelques-lignes-generales-de-la-conception-de-parti-depuis-marx\/\" aria-label=\"En savoir plus sur Quelques lignes g\u00e9n\u00e9rales de la conception de parti depuis\u00a0Marx &#8211; 1992\">Lire la suite<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[24],"tags":[],"class_list":["post-1287","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-politique-generale"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.que-dire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1287","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.que-dire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.que-dire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.que-dire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.que-dire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1287"}],"version-history":[{"count":17,"href":"https:\/\/www.que-dire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1287\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3270,"href":"https:\/\/www.que-dire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1287\/revisions\/3270"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.que-dire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1287"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.que-dire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1287"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.que-dire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1287"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}